Algérie
ALGÉRIE (guerre d')
Conflit qui opposa en Algérie, de 1954 à 1962, les mouvements nationalistes algériens au gouvernement français. La guerre commença par une insurrection dans les Aurès (« Toussaint rouge », 1er nov. 1954) déclenchée par des militants nationalistes réunis en Comité révolutionnaire d'unité et d'action. Constituant un FLN (Front de libération nationale), auquel se rallièrent la plupart des mouvements nationalistes, les insurgés se dotèrent également d'une armée, l'ALN (Armée de libération nationale). Après l'arrestation de cinq chefs nationalistes, dont Ben Bella (1956), le contingent vint militairement à bout du FLN (bataille d'Alger, 1957) tandis qu'aux frontières étaient contenues les forces de l'ALN. En 1958, après le retour au pouvoir du général de Gaulle et le renforcement de la lutte militaire contre le FLN, un statu quo sembla s'installer. En juin 1960, les premières négociations avec les représentants du gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) furent entamées. Après le putch militaire manqué à Alger (avr. 1961), le général Salan prit la tête de l'Organisation armée secrète (OAS) qui multiplia les attentats pour conserver l'Algérie française. Les négociations aboutirent néanmoins aux accords d'Évian et au cessez-le-feu (mars 1962), provoquant l'exode de plus d'un million de Français d'Algérie vers la France.
Conflit qui opposa en Algérie, de 1954 à 1962, les mouvements nationalistes algériens au gouvernement français. La guerre commença par une insurrection dans les Aurès (« Toussaint rouge », 1er nov. 1954) déclenchée par des militants nationalistes réunis en Comité révolutionnaire d'unité et d'action. Constituant un FLN (Front de libération nationale), auquel se rallièrent la plupart des mouvements nationalistes, les insurgés se dotèrent également d'une armée, l'ALN (Armée de libération nationale). Après l'arrestation de cinq chefs nationalistes, dont Ben Bella (1956), le contingent vint militairement à bout du FLN (bataille d'Alger, 1957) tandis qu'aux frontières étaient contenues les forces de l'ALN. En 1958, après le retour au pouvoir du général de Gaulle et le renforcement de la lutte militaire contre le FLN, un statu quo sembla s'installer. En juin 1960, les premières négociations avec les représentants du gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) furent entamées. Après le putch militaire manqué à Alger (avr. 1961), le général Salan prit la tête de l'Organisation armée secrète (OAS) qui multiplia les attentats pour conserver l'Algérie française. Les négociations aboutirent néanmoins aux accords d'Évian et au cessez-le-feu (mars 1962), provoquant l'exode de plus d'un million de Français d'Algérie vers la France.